BOÎTE À OUTILS
Préparation et DSN
Accords de coordination du Mouvement
Pourquoi : Le but est d’instituer un cadre permanent de coordination entre les Sociétés nationales (SN), le CICR et le Secrétariat de la Fédération internationale afin de préparer la réponse à une situation d’urgence attendue soit dans le cadre d’un conflit ou autre situation de violence, soit à la suite d’une catastrophe naturelle.
Quand : idéalement, chaque fois que plusieurs partenaires au sein du Mouvement mènent une action en temps de paix dans des contextes où les situations d’urgence sont fréquentes.
Comment : à la suite d’une décision politique concernant la coordination, les partenaires modifient et contextualisent le modèle d’accord afin de l’adapter aux réalités et contraintes spécifiques du contexte dans un pays donné. L’accord de coordination du Mouvement doit être considéré comme un document évolutif, encadrant les interactions entre les partenaires au sein du Mouvement. La version finale doit être validée au niveau de la région et du Secrétariat afin d’assurer une cohérence mondiale. Les Sociétés nationales qui travaillent au niveau international dans ce contexte sont encouragées à participer à la discussion et à s’engager à respecter l’accord de coordination en signant l’annexe 1.
Accords relatifs à la sécurité
Pourquoi : Le but est de donner un aperçu général des problèmes de sécurité touchant un contexte opérationnel donné afin de minimiser les risques pour tous les partenaires au sein du Mouvement.
Quand : Un tel accord fait habituellement partie des discussions relatives à l’accord de coordination du Mouvement (auquel il est joint sous forme d’annexe).
« Plan d’action pays »
Pourquoi : Le but est d’assurer à long terme la cohérence de la réponse collective du Mouvement. Un tel plan sert à définir l’identité, les priorités et les activités du Mouvement en s’appuyant sur une analyse commune de l’évolution probable de la situation au cours de la période à venir (1 à 2 ans) dans un contexte donné.
Quand : Soit dans une situation non urgente, dans un pays où plusieurs composantes du Mouvement sont présentes, soit dans un contexte post-urgence (crise de longue durée, notamment).
Comment : La Société nationale du pays touché joue un rôle central dans l’établissement de ce document. Tout « plan d’action pays » devrait tenir compte de plusieurs éléments : évolution attendue du contexte, identité souhaitée du Mouvement, priorités opérationnelles et activités coordonnées des partenaires du Mouvement. Il s’agit d’un processus de planification inclusif qui devrait être en cohérence avec le plan stratégique à long terme de la Société nationale concernée. Son objectif principal est d’encadrer la coordination opérationnelle, mais il peut être adapté en tant qu’outil de promotion/mobilisation des ressources ou de communication.
Plan d’intervention d’urgence du Mouvement
Pourquoi : Le but est d’anticiper – et, ainsi, d’améliorer – la réponse opérationnelle collective du Mouvement, en se préparant collectivement à des situations d’urgence (très probablement) à grande échelle.
Quand : À tout moment, lorsqu’une ou plusieurs situations d’urgence sont prévues et qu’une réponse de plusieurs partenaires au sein du Mouvement est attendue.
Comment : Les partenaires au sein du Mouvement doivent identifier les risques, définir les rôles et les responsabilités et s’entendre sur leurs activités respectives dans le cadre d’un dialogue inclusif et transparent, en tenant toujours compte des mesures d’urgence déjà existantes.
SITUATIONS D’URGENCE/MESURES IMMÉDIATES
Mini-Summit
Pourquoi : Le but est, d’une part, d’analyser, discuter et approuver le positionnement collectif du Mouvement en ce qui concerne la réponse initiale à une situation d’urgence en se fondant sur une compréhension commune de la situation et, d’autre part, de définir les responsabilités et rôles respectifs des composantes du Mouvement.
Quand : 12 à 48 heures après le début d’une situation d’urgence OU sur une base régulière dans une situation de crise prolongée (chaque fois que des changements importants ou une évolution se produisent).
Comment : En organisant une réunion (physique ou virtuelle) entre représentants de la Société nationale du pays touché, du CICR et de la Fédération internationale pour décider des principales orientations de la réponse du Mouvement, garantir la complémentarité et la non-concurrence et définir une stratégie de communication interne et externe.
Communication conjointe
Pourquoi : Le but est d’informer l’ensemble du Mouvement sur la situation opérationnelle, de confirmer le rôle et les responsabilités de chacun des partenaires au sein du Mouvement et de définir le montant des éventuelles ressources supplémentaires à solliciter.
Quand : Le plus tôt possible au début d’une situation d’urgence et à la suite d’un mini-sommet.
Comment : La communication conjointe est généralement une déclaration tripartite – Société nationale du pays touché, CICR et Fédération internationale – mais, dans certains contextes, elle peut émaner de deux partenaires au sein du Mouvement.
Chargé(e) de la coordination au sein du Mouvement
Pourquoi : Le but est d’aider le Mouvement à mettre en place une structure de coordination inclusive et efficace. Il ne s’agit ni de remplacer ni de se substituer aux mécanismes existants. La personne chargée de la coordination n’a aucun pouvoir décisionnel et, par conséquent, elle ne coordonne pas la réponse du Mouvement.
Quand : Lorsque l’équipe de coordination stratégique du Mouvement qui se trouve dans le pays le demande, et le plus rapidement possible une fois la demande approuvée.
Comment : Un groupe de praticiens, présélectionnés parmi le personnel des Sociétés nationales, du CICR et de la Fédération internationale, reçoivent une formation appropriée et sont prêts à être déployés (dans le cadre du processus standard de déploiement rapide). La personne chargée de la coordination rend compte à l’équipe de coordination stratégique du Mouvement ; ses frais ainsi que ses dépenses administratives et opérationnelles sont pris en charge par le partenaire sponsor.
RÉPONSE DU MOUVEMENT
Représentation du Mouvement
Pourquoi : Le but de la représentation du Mouvement – fondée sur un ensemble de principes directeurs, protocoles et modèles visant à articuler l’action et l’impact collectifs du Mouvement dans les situations d’urgence ou humanitaires – est de montrer au travers d’un « instantané » l’action collective du Mouvement Croix-Rouge/Croissant-Rouge dans une situation ou crise donnée. Actuellement, la portée de l’action menée ainsi que l’impact collectif du Mouvement ne sont pas toujours représentés de manière exacte pendant les opérations ; de plus, dans les situations d’urgence, l’accès à l’information se fait via une variété de plateformes, mises à jour et outils. De ce fait, il est fréquent que le Mouvement ne soit pas en position favorable par rapport aux partenaires extérieurs.
Quand : L’action de représentation du Mouvement peut être initiée à tout moment au cours d’une intervention ; toutefois, idéalement, elle devrait être lancée au début de l’intervention.
Comment : L’action de représentation du Mouvement peut être menée par l’un ou l’autre des partenaires au sein du Mouvement lors d’une intervention d’urgence. Les données sont validées par le partenaire qui fournit les informations, et le produit est approuvé par la Société nationale du pays touché avant publication. La voix de la Société nationale doit occuper le premier rang dans toute action de « représentation du Mouvement ».
Un développement des Sociétés nationales complémentaire et aligné
Pourquoi : Le but est de réduire au minimum les perturbations éventuelles, d’agir conformément à la politique et aux procédures de la Société nationale du pays touché et, en même temps, d’exploiter au maximum la possibilité donnée de développer les compétences locales en matière d’intervention d’urgence, y compris en ce qui concerne la gestion des volontaires.
Quand : Le plus tôt possible après le mini-sommet et la Communication conjointe OU au moment de l’élaboration du Plan d’action relatif à la situation d’urgence.
COMMUNIQUER ET MOBILISER
Produits de communication conjoints
Pourquoi : Le but est de s’exprimer d’une voix commune sur la réponse du Mouvement à une situation d’urgence, à la suite d’une Communication conjointe.
Quand : L’échelle et les besoins de l’opération déterminent le calendrier.
Qui : Le groupe de travail sur la communication.
Notes d’orientation et modèles
SMCC Guidelines and deliverables_Movement communications
SMCC_Movement communications framework
SMCC_Movement communications strategy template
Communication externe
Invitation from the ICRC and IFRC on scaling up our responses to address the Rakhine Crisis
Présentation interne
IFRC-ICRC Joint Presentation Notes _Food Crisis in Africa and Middle East
Appels coordonnés
Pourquoi : Le but est de présenter les activités planifiées et les besoins de financement du Mouvement, formulés de manière cohérente dans des appels distincts qui sont destinés aux donateurs, aux parties prenantes et au grand public.
Quand : Le plus tôt possible après le début d’une situation d’urgence, à la suite du mini-sommet et de la communication conjointe.
Appel international unique
Pourquoi : Il s’agit de franchir un pas supplémentaire par rapport aux appels coordonnés – dans le but d’éviter que les composantes du Mouvement se livrent à une concurrence en matière financière – en chargeant l’institution directrice de lancer un appel unique qui intègre les activités des autres composantes du Mouvement lors d’interventions dans des situations d’urgence à grande échelle. En augmentant la cohérence et la crédibilité de la réponse du Mouvement, l’appel international unique permet de maximiser les fonds mis à la disposition du Mouvement. Le but de l’appel international unique est de renforcer l’efficacité des mesures opérationnelles et d’améliorer la coordination, l’efficacité et l’efficience de l’action menée.
Quand : L’appel international unique devant être le résultat – et non le moteur – d’une bonne coordination, son lancement doit intervenir au cours des premières semaines d’une situation d’urgence.
REDEVABILITÉ/PLANIFICATION, SUIVI, ÉVALUATION ET RAPPORTS
Évaluations en temps réel conjointes et enseignements tirés
Pourquoi : Le but est de procéder à une évaluation rapide et à une réflexion sur certains aspects – efforts de coordination compris – de la phase initiale d’une intervention d’urgence à l’échelle du Mouvement.
Quand : Le plus tôt possible après la fin de la phase d’urgence.
Retour d’expérience post-crise
PARTAGE DES BONNES PRATIQUES
Cette boîte à outils en ligne a été conçue pour compiler les notes d’orientation, les modèles et les procédures opérationnelles standard actuellement en vigueur, en vue d’améliorer la coordination et la coopération au sein du Mouvement.
Nous espérons que cette boîte à outils reflètera vos expériences/bonnes pratiques en matière de coordination au sein du Mouvement, qu’elle permettra à tous les partenaires au sein du Mouvement d’accéder facilement à ces informations et qu’elle vous aidera à identifier les meilleures options de coordination dans un contexte opérationnel donné. Nous vous encourageons à partager avec nous tout matériel (bonnes pratiques, modèles, etc.) que vous pourriez juger utile/pertinent. Il vous suffit pour cela de cliquer sur le bouton PARTAGER ci-dessous. Une équipe conjointe examinera/validera le matériel reçu.
